Nutrition Préventive - Isio 4

Nutriments Vitamine D La vitamine D a le vent en poupe

Vitamine D

La vitamine D a le vent en poupe

En mars dernier, l’EFSA (European Food Safety Authority) a lancé une consultation publique pour proposer une réévaluation à la hausse des « valeurs souhaitables » en 25(OH)D (vitamine D) dans le sang. Le panel d’experts a conclu qu’une dose de 50 nmol/L de sang était adéquate pour toutes les personnes, quel que soit leur âge ou leur sexe.

Le même mois, le FFAS (Fonds Français pour l’Alimentation et la Santé) a publié un état des lieux sur la vitamine D.

 

Alors, pourquoi s’intéresser autant à cette vitamine ?

 

Aujourd’hui, en France, une majorité de personnes présente une insuffisance en vitamine D*, et même une grande proportion présente des carences**.

Selon l’état des lieux du FFAS :

  • Entre 43 et 50% des adultes en bonne santé sont en insuffisance en vitamine D (Verney et al., 2012, Touvier et al., 2014)
  • Chez les personnes âgées, cette prévalence atteint 80%, et 25% sont en carence (Annweiler et al. 2014, Bruyère et al., 2007, Hélard et al., 2013).
  • 25% des adolescents seraient également en véritable carence (Gonzales-Gross et al., 2012).

 

Pourtant, cette vitamine joue un rôle majeur sur notre santé.

 

Voici les faits relatés par le FFAS :

  • Sur l’os et le squelette : la vitamine D est essentielle pour la croissance et la qualité de l’os. Elle participe en effet au maintien d’une ossature et d’une dentition normale. Des études montrent que sa carence entraîne une réduction de la densité minérale osseuse (DMO) (Dischoff-Ferrari et al., 2005, Del Puente et al., 2002, Melin et al.,2001) et une hausse du risque de fracture des personnes âgées (Harwood et al., 2004).
  • Sur les muscles : la vitamine participe au maintien d’une musculature normale. Certaines études montrent qu’une amélioration des aptitudes physiques, de la vitesse et de l’endurance a été observée chez de jeunes sujets exposés à des UV ou supplémentés en vitamine D (Walrand, 2014, Ebashi & Endo, 1968, Boland et al., 1995). Il a aussi été montré à travers plusieurs études épidémiologiques qu’un apport supplémentaire de vitamine D chez le sujet âgé peut entraîner une amélioration des paramètres musculaires, et diminuer ainsi les risques de chute et de fractures (Ziambaras & Dagobo-Jack, 1997, Girgis et al., 2014, Bunout et al., 2006, Zhu et al., 2010, Bischoff-Ferrari et al., 2009).
  • Sur le cerveau et la cognition : de nombreuses études (Annweiler et al. 2009, Etgen et al., 2012, Balion et al., 2012, Przybelski et al., 2008, Evatt et al., 2008) laissent à penser qu’un lien entre insuffisance vitaminique D et troubles cognitifs des personnes âgées est probable.
  • Sur le système immunitaire : la vitamine D participe au bon fonctionnement du système immunitaire, et l’insuffisance et/ou la carence pourrait jouer un rôle dans la survenue de maladies inflammatoires et auto-immunes ainsi que de certains cancers.

 

 

 

Le FFAS souligne également que les conséquences de l’insuffisance en vitamine D sur l’os et le muscle squelettique sont corrigées par une supplémentation (Zhu et al., 2010,Bischoff-Ferrari et al., 2005, 2009b, 2012).

 

En cas de déficience ou de carence, la supplémentation est même le moyen le plus efficace pour améliorer le statut vitaminique. À l’état naturel, la vitamine D est fabriquée en grande majorité grâce à l’exposition au soleil. Cela devrait représenter environ 80% de nos apports (Holick MF & Chen TC, 2008). Les 20% restants doivent être apportés par l’alimentation (Souberbielle JC, 2010, CIQUAL, 2012).

Or, il faut savoir qu’une quantité adéquate de vitamine D est apportée par une portion de poisson gras ou deux œufs sur le plat. Cependant, cette consommation ne peut pas être reproduite chaque jour dans le cadre d’une alimentation équilibrée (Maillot M et al., 2009).

 

Dans certains pays comme le Canada ou l’Australie, l’enrichissement en vitamine D est devenu obligatoire pour certaines catégories de produits.

En France, l’enrichissement en vitamine D est autorisé depuis 1992 pour les laits infantiles et depuis 1998 pour le lait et les produits laitiers, et en 2002 pour les huiles végétales. Aujourd’hui,  une cuillère à soupe (10 g) d’ISIO 4 permet de couvrir 100% des VNR (Valeurs Nutritionnelles de Références pour un adulte-type) en vitamine D.

 

 

Source : État des lieux sur la vitamine D établi par le Fonds français pour l’alimentation et la santé, FFAS, Mars 2016.

Disponible sur http://alimentation-sante.org/wp-content/uploads/2016/05/20160429_EtatDesLieux-VitamineD.pdf

 

 

 

* Taux sanguin de 25(OH)D <  20 ng / mL

** Taux sanguin de 25(OH)D < 10 – 12 ng / mL

AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR LA MÊME THÉMATIQUE

Autres articles  

VIDÉO(S) SUR LA MÊME THÉMATIQUE Previous Next