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Nutrition et prévention : Actualités scientifiques Les Français et le végétal : représentations et intentions de consommation

Les Français et le végétal : représentations et intentions de consommation

L’enquête IFOP/Lesieurprésentée par l’Observatoire des cuisines populaires et menée au printemps 2017, s’est penchée sur la place accordée par les Français au végétal dans l’alimentation. 


Les images liées au mot « végétal » qui viennent en premier aux sondés sont, pour 62 %, des catégories de produits :  les légumes (55 %) et les fruits (28 %). Viennent ensuite des éléments liés à la nature (27 %), puis pour 19 % des éléments liés à la santé et au bien-être. Lorsqu’ils pensent aux produits végétaux, les légumes (52 %) et les fruits (34 %) sont encore à la première place en spontané et également en assisté (70 et 55 % respectivement). De façon intéressante, les céréales ne sont mentionnées que par 15 % des Français en spontané et 38 % en assisté. Les légumes secs sont très peu évoqués, à 7 % en spontané et 33 % en assisté. En spontané, 3 % des sondés ont associé les produits végétaux aux produits laitiers ou à la viande. . .

Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des sondés sont des consommateurs de végétaux : 98 % des Français déclarent consommer des fruits ou des légumes, et 95 % des légumes secs. La consommation déclarée de végétaux est ressentie à la hausse pour 41 % des Français ces deux dernières années, avec une proportion légèrement plus forte de légumes (52 % des sondés déclarent avoir augmenté leur consommation) que de fruits (49 %). En revanche, seulement 4 % des Français déclare avoir diminué leur consommation de végétaux. 


Cette étude souligne les bonnes intentions des Français pour les produits végétaux : 50 % déclarent que leur consommation va augmenter dans les prochaines années, 46 % qu’elle va se maintenir et seulement 4 % pensent qu’elle va diminuer. L’alimentation « flexitarienne », qui inclut la viande de façon occasionnelle, est la plus populaire avec 9 % de personnes qui déclarent suivre ce type d’alimentation et 19 % qui essayent (on peut d’ailleurs se demander quelle différence il y a entre les deux sous-type de population). Les « sans lactose » arrivent en deuxième avec 3 % d’adeptes et 10 % qui essayent, et les végétariens sont 4 % et 9 % tentent d’y parvenir.

Les principaux freins identifiés à la consommation de produits végétaux sont le prix (24 %), la présence de pesticides (21 %), la préférence pour la viande (17 %), les difficultés de conservation (17 %) ou l’absence de plaisir à la dégustation (14 %). Les principales raisons de les consommer sont l’équilibre alimentaire pour 52 %, la variété de l’alimentation pour 45 %, le fait qu’on peut en consommer tous les jours pour 44 % et leurs apports en minéraux et en vitamines pour 42 %. Au global, les raisons avancées pour la non-consommation (du domaine du goût/plaisir pour 39 %, de la santé pour 31 % et de la cuisine pour 10 %) sont de même nature que celles justifiant la consommation (67 % goût/plaisir, 72 % santé et 48 % cuisine). 


Les consommateurs de végétaux avancent également des motivations de développement durable (plus naturels, bons pour l’environnement, confiance. . .). L’absence de souffrance des animaux est un élément de motivation pour 22 % des personnes qui ont augmenté leur consommation. 


Cette étude sur la perception des végétaux dans l’alimentation est à mettre en parallèle avec la récente enquête CCAF menée par le Crédoc en 2016 : la consommation de fruits et légumes, dans les faits, régresse. Elle est passée de 31% en 2010 à 25 % en 2016, et la part des petits consommateurs (moins de 3,5 portions par jour) a augmenté de 8 % pour atteindre 54 % en 2016. Les résultats d’INCA3 vont dans le même sens.

Les Français ont bien du mal à faire de leurs intentions une réalité dans l’assiette. . . 


Contact presse : Vivactis Public Relations Adeline Chazelle-Pinot/Diane Galland. Site de l’Observatoire des cuisines populaires, http://www.observatoirecuisinespopulaires.fr/

G.Challamel, Cahiers de nutrition et de diététique, 2017, 52, p 226, © Société Française de Nutrition / Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

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