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Nutrition et prévention : Actualités scientifiques Les français de plus en plus attentifs à ce qu’ils mangent

Les français de plus en plus attentifs à ce qu’ils mangent

Selon un sondage Ipsos commandité par la Fondation Daniel et Nina Carasso (1022 français représentatifs des plus de 18 ans), les Français auraient adopté des « comportements durables » dans le domaine de l’alimentation. 

Autrement dit, au-delà de l’impact de l’alimentation sur la santé, ses dimensions sociales et environnementales progresseraient dans l’esprit et les habitudes des français.

Ainsi, un français sur deux déclare consommer de plus en plus de produits ayant un faible impact sur l’environnement (47%), respectueux du bien-être animal (47%) et garantissant un juste revenu au producteur (44%).

L’origine géographique (34%) et la saisonnalité (40%) sont, avec le prix (55%) et le goût/plaisir (56%), les critères auxquels les Français accordent de plus en plus d’importance. Ces aspects passent avant la praticité, la marque et même que la prévention des maladies liées à l’alimentation (diabète, obésité).

En pratique, ils déclarent consommer davantage de produits « bons » pour la santé (71%). Ainsi, ils n’hésiteraient pas à écarter certains aliments de leur régime alimentaire en raison de la présence d’additifs (64%), de la teneur en sucre, sel ou matière grasse (63%), de la présence de pesticides (63%).

Ils favorisent aussi les produits régionaux ou vendus en circuits courts (70%), comme une réponse à la crise de confiance apparue récemment envers les produits industriels.

Ils indiquent  réduire la quantité de nourriture jetée (67%), renoncer aux produits sur-emballés (31%) et privilégier de façon régulière l’achat de produits frais (3 français sur 4). Ces produits frais sont pour 50 % de ces personnes, des produits de qualité ou portant un label. L’achat de produits bio et de fruits ou légumes « abimés » est aussi cité par 27 % des personnes interrogées.

Une majorité des personnes interrogées se dit prête à faire davantage d’effort pour améliorer l’impact environnemental et social de son alimentation : consommer autant que possible des aliments produits à proximité (75%), consommer essentiellement des produits de saison (70%) et acheter plus souvent des fruits et des légumes présentant des défauts ou abîmés (68%), faire principalement leurs courses dans des magasins dont ils considèrent qu’ils proposent des produits durables (61%) (artisans, marchés, AMAP).

L’enquête révèle également les inquiétudes des français sur la qualité des produits (57%), sur la présence de pesticides (43%), l’épuisement des ressources naturelles (26%) et les conditions de vie des agriculteurs (18%). Leurs attentes portent sur l’information quant aux impacts sociaux (83% se disent insuffisamment informés), environnementaux (78%) et de santé (78%) des produits qu’ils achètent.

 

Ces réponses reproduisent les messages diffusés à longueur d’antennes. Attention cependant, ce ne sont que des intentions ; reste à savoir si les actes suivent. Il y a tant d’exemples montrant que savoir et faire ne sont pas nécessairement liés.

 

 

Rencontres de l'Alimentation Durable, la Fondation Daniel & Nina Carasso et Ipsos – 8 nov 2016 http://www.fondationcarasso.org/fr

C. Costa, Cahiers de nutrition et de diététique, 2017, 52, p 10, © Société Française de Nutrition / Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

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