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Comment augmenter les apports en oméga 3 et 6 chez les personnes âgées ?

La situation des personnes âgées concernant les acides gras essentiels oméga 6 et oméga 3 est particulière. Aussi, une attention toute particulière doit être portée à la qualité lipidique de leur régime alimentaire : la consommation régulière d'aliments riches en ces acides gras doit être conseillée.

  

Bien que leur métabolisme semble s'altérer avec l'âge, les apports conseillés sont identiques en valeur relative (% de l'Apport Energétique Total) à ceux de l'adulte. En outre, un rapport oméga-6 / oméga 3 inférieur à 5 est conseillé au senior, comme à l'adulte(1). Ceci correspond à un apport d'environ 10 g/j d'acide linoléïque (oméga 6) et un apport de 2,5 g/j d'acide alpha-linolénique (oméga 3). 

 

En ce qui concerne les acides gras poly-insaturés à longue chaîne (AGPI-LC), les apports conseillés sont de 250 mg de DHA (acide docosahexaénoïque) et de 250 mg d’EPA (acide eicosapentaénoïque)(1).

 

Les personnes âgées constituent néanmoins une population particulière quant aux apports en acides gras polyinsaturés oméga 6 et oméga 3 : ce sont des personnes à risque de déficience car sujettes à la dénutrition, chez lesquelles l'efficacité de la transformation des précurseurs des oméga 6 et 3 est réduite.

 

En pratique, il faut tout d'abord éviter la prescription d'un régime pauvre en graisses. En effet, chez le sujet âgé, il n'y a pas de lien entre la consommation de graisses et le risque d'infarctus. En effet, alors que l'élévation du taux de cholestérol est associée à un risque coronarien accru chez l'homme d'âge moyen, la force de cette relation s'estompe avec l'âge. A partir de 70 ans le cholestérol n'a plus de valeur prédictive(2).

 

Mieux vaut prôner la diversité des sources de lipides et n'exclure aucun aliment, en proposant huile de tournesol, de maïs et d'arachide comme sources d'oméga 6 et les huiles de colza, noix et soja comme sources d'oméga 3. La consommation d'huiles mélangées permet généralement l'apport des deux précurseurs AL et ALA en proportions équilibrées. Enfin, la consommation régulière de viande rouge, de foie ou d'œufs ainsi que de poisson gras doit assurer un bon apport en dérivés longue chaîne.

 

Références :

 

(1) ANSES, Actualisation des apports nutritionnels conseillés en acides gras, rapport d’expertise collective. 2011

(2) Kannel WB, Castelli WP, Gordon T, McNamara PM. Serum cholesterol, lipoproteins, and the risk of coronary heart disease, The Framingham study. Ann Intern Med. 1971 Jan;74(1):1-12

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