Vitamine D : du dosage à la supplémentation

Le cas d’une femme atteinte d’ostéoporose

1.Profil

 

Françoise est une femme de 55 ans à la peau claire vivant en région parisienne. Elle est atteinte d’ostéoporose.

 

2.Problématique

 

L’ostéoporose de Françoise a été diagnostiquée il y a 3 ans. Dans le cas de patient atteint d’ostéoporose, le déficit en vitamine D est fréquent. En effet, la vitamine D favorise la minéralisation de la matrice osseuse et un déficit est un facteur commun d’ostéoporose(1).

 

A 55 ans, Françoise est ménopausée et est donc sujette à une diminution de son capital osseux et à un risque de fractures accru. La vitamine D diminuerait ce risque(1) et atteindre les apports nutritionnels conseillés en vitamine D est indispensable.

 

De plus, Françoise vivant en région parisienne, région où le taux d’ensoleillement est faible, sa production endogène de vitamine D est limitée.

 

Ainsi, de par sa pathologie et la ménopause, Françoise est à risque d’être en déficit de vitamine D.

 

Que lui prescrire pour l’aider à atteindre un statut vitaminique D satisfaisant ?

  

3.Vos conseils pratiques

 

 

Dans la situation de Françoise, ayant une ostéoporose, l’objectif thérapeutique est d’obtenir un taux sérique optimal de 25(OH)D au travers d’une prise en charge adaptée(2). Dans ce cas précis, il est nécessaire de connaître la valeur initiale, via un dosage, afin d’adapter le schéma de la supplémentation.

 

 

Le traitement d’attaque permet de corriger le déficit en vitamine D afin de faire monter le taux sérique au dessus de la valeur seuil de 30 ng/ml.
Différents schémas peuvent être mis en place selon le taux sanguin en vitamine D de Françoise(2) :

 

Il est conseillé d’effectuer un deuxième dosage trois mois après la fin du traitement afin de s’assurer que le déficit en vitamine D a été corrigé. Ce dosage permettra de définir le traitement d’entretien qui suivra.

 

 

Le traitement d’entretien permet de maintenir le taux sérique de vitamine D à long terme. Il peut être prescrit à différentes fréquences notamment selon les résultats du 2ème dosage(2) :

 

 

Les Apports Nutritionnels Conseillés (ANC) en vitamine D pour un adulte sont de µg/jour. Néanmoins, ces recommandations peuvent être questionnées car les ANC ont été calculés en supposant que la population s’expose régulièrement au soleil et donc que la production endogène représente 50 à 80% des apports quotidiens. Ainsi, si la synthèse par la peau est plus faible, les ANC deviennent insuffisants(3).

 

En complément de la supplémentation, il est important de conseiller à votre patiente de :

  

Le saviez-vous ?

ISIO 4 est une huile combinée enrichie en vitamine D

1 cuillère à soupe d’huile ISIO 4 (10g) apporte 100 UI (2,5μg) de vitamine D, et permet de couvrir 50% des Apports Journaliers Recommandés

 

De plus, dès que les beaux jours reviennent, conseillez à votre patiente de s’exposer au soleil aux heures les moins chaudes. En effet, environ 5 à 15 minutes d'exposition, sans crème solaire, de 20 % de la surface corporelle par jour permettent une synthèse suffisante de vitamine D (de mai à septembre)*.

  

* Il est déconseillé de s’exposer trop longtemps entre 11 heures et 16 heures, surtout en été. Evitez également les expositions prolongées sans crème solaire.

  

Références :

  

(1) FESKANICH D et al. Calcium, vitamin D, milk consultation and hip fractures : a prospective study among postmenopausal women. Am J clin Nutr; Vol 77, Pages 504-11, 2003

(2) Claude-Laurent Benhamou, Jean-Claude Souberbielle et al. La vitamine D chez l’adulte : recommandations du GRIO. Presse Med; Vol 40, Pages 673- 682, 2011

(3) Elsa Murry. Actualités sur la vitamine D et nouvelles perspectives thérapeutiques. Thèse de l’Université Joseph Fourier, Faculté de pharmacie de Grenoble. 2011

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